Louise ha main qui tant bien au lut joue, Louise, elle, décédera en 1565, à une époque où la cité de Lyon, secouée par des troubles économiques et des haines religieux, a déjà beaucoup perdu de son importance littéraire et artistique. « Débat de folie et d'amour » semble présenter ainsi un point de vue différent des élégies et des sonnets dont le thème essentiel est la souffrance de la narratrice féminine, souffrance engendrée par un rêve d'amour non partagé. La vie m'est et trop molle et trop dure. Comme présentée dans le thème de l’écriture féminine, elle crée toute une nouvelle image de la femme. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Louise_Labé&oldid=176512437, Date de naissance incertaine (XVIe siècle), Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Page utilisant le modèle Bases littérature inactif, Portail:Littérature française ou francophone/Articles liés, Portail:Littérature française/Articles liés, Portail:Auvergne-Rhône-Alpes/Articles liés, Portail:Biographie/Articles liés/Culture et arts, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Le recueil des œuvres de Louise Labé a été imprimé à Lyon par. À la mort de sa femme, Pierre Charly, alias Pierre Labé, se remaria, et c'est de ce mariage que naquit Louise Labé. Des références géographiques sont également mentionnées comme l'Euripe en Grèce dans le sonnet XIII, Caucase et le « Parthe » de l'Empire Parthe (XVI). Des thèmes, des procédés stylistiques et des topoi sont repris de la poésie pétrarquiste comme cela est écrit dans un ouvrage consacré à Louise Labé : « Elle puise dans le répertoire poétique du temps, reprend métaphores, antithèses, lieux communs pétrarquisants : flèches du regard, poison, blessures, […][33] ». Posture auctoriale de l'auteure dans l'œuvre, Débat sur le fait que Louise Labé soit bien l'auteur des, « Louise Labé est-elle le type même de la femme cultivée, connaissant le latin et l'italien, la musique et l'équitation, et tenant à Lyon un salon fréquenté ? L’Épître Dédicatoire, en plus d’être au centre du questionnement philosophique et politique de la poétique de Louise Labé, semble aller à l’inverse de l’écriture spécifiquement féminine qu’ont théorisée plusieurs écrivains dans la deuxième moitié du XXe siècle[51]. L’Élégie I et III, qui s’adressent aux Dames, représentent une excuse. Il pose ensuite Amour comme la condition nécessaire à la connaissance de soi et d’autrui, connaissance qui permet de plaire à l’autre. Elle a en revanche développé en 2006 la thèse que cette dame lyonnaise n'était pas l'auteur des œuvres qu'on lui attribue. Les deux problèmes sont liés : une femme sans connaissance ne peut accéder à l'autonomie. L’Épître annonce aussi, de manière plus générale, un programme pédagogique humaniste. Il y a de différents destinataires même si l’amour représente le thème principal. Louise ha tant ce qu'en toutes on prise, Dans la deuxième partie du texte, le « je » employé au début de la lettre devient un « nous » qui annonce la création d’une communauté d’entraide et d’échanges littéraires : « […] le plaisir que l’estude des lettres ha acoutumé donner nous y doit chacune inciter […][55] ». Louise Labé est née à Lyon entre 1520 et 1525, son père est Cordier, on la marie également, à un cordier de trente ans son aîné, de là son surnom " La Belle Cordière ". Sans y penser je me trouve hors de peine. Ce testament a été publié par F. Rigolot (Louise Labé. Pour citer un exemple, dans le sonnet LXXXIX de Pétrarque (traduit en langue française) se trouve la phrase suivante : « et je tremble et j’espère, et je brûle, et je suis comme une glace ». De plus, dans la poésie amoureuse lyrique menée par Pétrarque avec son œuvre, le féminin ne possède pas de voix pour mettre de l’avant ses sentiments. Ce sera en pure perte : le Roman de la rose connaîtra un succès considérable. L’innamoramento est représenté, dans l’Élégie I, sous la forme d’un souvenir que l’amante fait renaître après avoir demandé l’aide d'Apollon, dieu grec : « Je sen desja un piteus souvenir, Qui me contreint la larme à l'œil venir. Louise Labé : biographie, vie et oeuvres. Elle exhorte alors les femmes à « eslever un peu leurs esprits par-dessus leurs quenoilles et fuseaus », à mettre « leurs concepcions par escrit » et à participer à la vie politique. J'ai grands ennuis entremêlés de joie. Le sonnet II poursuit la description plus longuement avec les membres du corps (« ô front, cheveux, bras, mains et doigts ! Le sujet lyrique, dans les Élégies, représente la figure de l’écriture poétique. des historiens. De même, l’invitation que tend Labé à Clémence de Bourges à la surpasser (« et vous inciter et faire venir envie en voyant ce mien euvre rude et mal bati, d’en mettre en lumiere un autre qui soit mieus limé et de meilleure grace »[60]) se prolonge jusque dans les Élégies alors qu’elle incite les dames à écrire et à « raconter » : « […] Dames, qui les lirez,/De mes regrets avec moy soupirez./Possible, un jour je feray le semblable,/Et ayderay votre voix pitoyable/A vos travaus et peines raconter,[61] »[62]. De plus, il ne s’agit pas seulement de la gloire d’une amante, mais bien aussi de celui d’une jeune femme aux prises avec les tentations de l’écriture. Il fait remarquer (p. 27) qu'il « collaborait avec Jean de Tournes : il était aux premières loges pour avoir connaissance d'un projet aussi hardi de mystification. Elle apprend le latin, l’italien, l’espagnol, quelques rudiments de grec, la musique (le luth), mai… Il s’agit d’une petite association de poètes dont la renommée n’est certes pas comparable à la Pléiade, mais qui est le point de rencontre entre de jeunes poètes passionnés par leur art. Un deuxième thème principal retrouvé dans les Élégies serait celui de l’innamoramento. » (p. 10) Daniel Martin conteste que le retrait de Jacques Peletier des Escriz dénonce une supercherie. Celui-ci lui donne une éducation assez exceptionnelle pour une femme du peuple au XVIe siècle. Dans l’adresse aux dames des Élégies se retrouve, en écho, cette communauté de femmes à laquelle s’adresse Louise Labé dans l’Épître quand elle l’engage à se mettre à l’écriture et à la réflexion. Bien qu'il soit plus loin, le sonnet XX affiche également l'innamoramento des deux amants avec une plus grande clarté, relatant plus de détails concernant leur rencontre, qui relève d'une prédiction, et les circonstances de l'amour naissant entre eux deux. Le texte exploite et réunit deux thèmes prédominants de la littérature européenne : celui de la folie et celui de la maladie d’amour. « Débats de folie et d'amour». Enfin, dans l’Élégie III, on retrouve l’étape du regard rétrospectif, dans laquelle l’amour représente une expression poétique[15]. Louise Labé se montre lucide et prudente dans sa réflexion sur l’amour, témoignant d’un respect pour l’ordre social de son époque. L'œuvre de Louise Labé, très mince en volume (662 vers), se compose d'un Débat de Folie et d'Amour (dans lequel Jean de La Fontaine a trouvé le sujet de l'une de ses fables, L'Amour et la Folie[8]), de trois Élégies et de vingt-quatre sonnets, lesquels expriment les tourments féminins de la passion. Née en 1524, Louise Labé a vécu l'essentiel de sa vie à Lyon. Louise Labé, femme de lettres surtout poétesse, ravissante joueuse de luth qui s'initia au latin, à l'italien et à la musique, était aussi une amazone pour qui l'escrime ou l'équitation n'avaient aucun secret. ». Louise Charlin Perrin Labé, ( c. 1524 – 25 April 1566), also identified as La Belle Cordière (The Beautiful Ropemaker), was a feminist French poet of the Renaissance born in Lyon, the daughter of wealthy ropemaker Pierre Charly and his second wife, Etiennette Roybet. Biography. Louise Labé, the French female Renaissance poet, was also called “La Belle Cordière” (The Beautiful Ropemaker). « Louise Labé est-elle le type même de la femme cultivée, connaissant le latin et l'italien, la musique et l'équitation, et tenant à Lyon un salon fréquenté ? Fille et femme de riches cordiers, son surnom de «belle cordière» est fort explicable. Le sonnet IV, tel que l'écrivent les éditions plus contemporaines, était écrit IIII dans l'édition d'origine. Cela a suscité de nombreuses réactions. On trouvera dans cet article d'autres arguments (Les témoignages de Rubys et de Paradin ; le rôle de Maurice Scève). De ce dernier, il avait poursuivi l'entreprise, même en supposant son nom pour des raisons commerciales, et en prenant sur lui d'appeler Pierre Labé. Elle prend vigoureusement position contre la façon dont Jean de Meung achève le travail interrompu de son prédécesseur Guillaume de Lorris, en passant d'un récit mythique et symbolique à des descriptions bien plus terre à terre, et même sensiblement misogynes. Louise ha l'œil de si vive estincelle, Louise Labé s’accompagne de Maurice Scève et de Pernette du Guilletpour mettre en place le groupe appelé « école lyonnaise ». Son année de naissance est mal connue entre 1924 et 1925. Dans les figures d'insistance, l'anaphore est présente surtout dans le 1er sonnet avec l'usage répété de l'interjection « O » en début de vers, mais également dans le sonnet XIV avec les vers 1 et 5 qui débutent par « Tant que [...] » et le sonnet XVIII avec les vers 2 et 3 : « Donne m'en un de tes plus savoureux / Donne m'en un de tes plus amoureux ». L'ouvrage de l'universitaire Mireille Huchon développe cette hypothèse[10]. Louise Labé, dans son sonnet VIII, écrit : « Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ». Joël Schmidt, « Les 100 histoires de la mythologie grecque et romaine », Joël Schmidt éd.. Gisela Febel, « La construction poétique d'un sujet passionnel féminin », Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Défense et illustration de la langue française, Liste d'écrivains de langue française par ordre chronologique, Réseau des bibliothèques de Suisse occidentale. The cardigan is knitted bottom up. Les Sonnets marquent une continuité dans l'évolution des sentiments du sujet amante. Sa maison près de Lyon, cité qui était un carrefour culturel important à l'époque devint un lieu de réunion de gens de lettres et d'illustres personnalités. Elle écrit des poèmes à une époque où la production poétique est intense. Œuvres complètes, Paris, 2004, pp. 205-213). Lecture analytique de Louise Labé, « Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie », Œuvres, 1555 (p.206) Introduction L’auteur de ce poème est une femme appartenant au 16ème siècle. Biography of Louise Labé. Daniel Martin a cherché à réfuter cette théorie dans son article « Louise Labé est-elle une créature de papier[11] ? Née à Lyon, elle était la fille d'un riche cordier, Pierre Charly (ou Charlin), surnommé Labé. Louise Labé née Louise Charly en 1524 à Lyon, décédée le 25 avril 1566 à Parcieux-en-Dombes, est une poétesse française. L’Épître est divisée en trois parties : en premier lieu, une revendication féministe, ensuite une présentation de la poétique labéenne, et pour finir, un appel à l’indulgence et à la bienveillance de la destinataire, ce qui est courant dans les écrits liminaires. Et être au haut de mon désiré heur, Ceux que l'on peut lire sont parfois le fruit de l'imagination des critiques à partir de ses écrits : Louise Labé chevalier, Louise Labé lesbienne, Louise Labé lyonnaise, Louise Labé prostituée, etc. - ℹ - Biographie : Poétesse de l'école lyonnaise (1524-1566) formée autour de Maurice Scève, qui fut l'une des plus grandes femmes de lettres du XVIe siècle. — Épigramme attribuée à Clément Marot, dans Euvres de Louise Labé Lionnoize « Escriz de divers Poètes, à la louenge de Louïze Labé Lionnoize » (1555). Louise Labé, féministe avant l'heure, devint donc un modèle pour ses lectrices contemporaines et la preuve qu'une femme pouvait écrire et publier ses propres textes. Poète française En 1543 elle a épousée avec une cordier. Par ailleurs, quand Apollon traite de l’insuccès en amour, il pose Folie comme la cause d’une certaine inégalité sociale : « Car ou Amour voudra faire cette harmonie entre les hautes et les basses personnes, Folie se trouvera pres, qui l’empeschera[43] ». Le sonnet XII présente le luth de la poétesse amante comme étant le « compagnon de [sa] calamité » (v.1), représentation personnifiée initiée par la femme elle-même pour se sentir moins seule. Louise Labé est née à Lyon aux alentours de 1524, son père est un riche cordier*, grâce notamment à sa première épouse qui meurt lui léguant ainsi la fortune et l’illustre nom de son père, cordier lui aussi, Jacques Humbert dit Labé ou L’Abbé. Les traductions sont parfois soit en décasyllabes (vieux français), en alexandrins (F. Rigolot) ou en prose (K. Berriot)[26]. », compte rendu critique de l’ouvrage de Mireille Huchon, SIEFAR, déc. Quant à Mercure, il pose la libre compétition plutôt que la solidarité comme cause de tout ce qui est positif dans la société. Tout à un coup je ris et je larmoie, Et en plaisir maint grief tourment j'endure ; Mon bien Qui est Louise Labé ? Selon le théoricien Bruno Roger-Vasselin, l’usage des temps de verbes précis ont une signification[16]. Plus loin dans la lettre, ce « nous » fait abstraction du sexe et englobe tous les lecteurs susceptibles de goûter au plaisir des études littéraires et de l’écriture[58], ce qui sous-tend une élimination de l’antagonisme entre les hommes et les femmes au profit de la mise en place d’un réseau d’échanges intellectuels qui profiterait à la créativité féminine et masculine[59]. Louise ha voix que la Musique avoue, Et, quand je pense avoir plus de douleur, » Si l’amour ne naît pas que du regard et des charmes physiques, il est indubitablement lié à une certaine dose de folie : « Exprimez tant que voudrez la force d’un œil : faites le tirer mile traits par jour : n’oubliez qu’une ligne qui passe par le milieu, jointe avec le sourcil, est un vray arc : que ce petit humide, que l’on voit luire au milieu, est le trait prest à partir : si est ce que toutes ces flesches n’iront en autres cœurs, que ceus que Folie aura preparez[47]. Par la suite, nous tombons dans l’Élégie II, qui s’agit d’une douleur de la relation amoureuse, que l’on nomme : « in medias res ». Louise Labé née vers 1524 à Lyon, morte le 25 avril 1566 à Parcieux-en-Dombes où elle fut enterrée, est une poétesse française surnommée « La Belle Cordière », elle fait partie des poètes en activité à Lyon pendant la Renaissance. Cela débute avec les manifestations de l'innamoramento dans les premiers sonnets. Comment aurait-il pu ignorer une supercherie dont on nous dit par ailleurs que tout le monde en était informé ? Comme dans le Débat de Folie et d’Amour, où l’égalité entre les hommes et les femmes est présentée jusque dans le titre par le genre des noms de « folie » et d’« amour », mais aussi par leur opposition et leur complémentarité, l’Épître Dédicatoire se place contre l’essentialisation de l’écriture féminine et pour une égalité des sexes[53]. L'amante cherche ensuite à s'éloigner de toute chose afin de se délivrer de l'emprise de l'amant absent sur elle. Puis, quand je crois ma joie être certaine, Le premier sonnet, aux vers 2 et 3, lui attribue d'abord un « nivino aspetto,/ Pien di gratie, d'honor et di rispetto ». J'ai grands ennuis entremêlés de joie. 3 « Elégies». Poétesse française. Louise Labé, French poet, the daughter of a rope maker (cordier). L’indifférence, voire le dédain des femmes aimées, se fait connaître par ce qui relève du silence, des non-dits et du regard. Ce faisant, elle entre dans une perspective initiatique et devient une sorte de guide pour la jeune dédicataire, incitant cette dernière à s’adonner à l’étude des sciences et des lettres : « Pource, nous faut il animer l’une l’autre à si louable entreprise : De laquelle ne devez eslongner ny espargner votre esprit, jà de plusieurs et diverses graces acompagné […][55] ». La belle cordière BIOGRAPHIE Avant même d'avoir seize ans, elle aurait rejoint l'armée du jeune dauphin (futur Henri II) à Perpignan et s'y serait illustré sous le nom de capitaine Loys. Et si ne puis assez louer Louise. Enemmont Perrin meurt peu après 1555. Surnommée « La Belle Cordière », elle fait partie des poètes en activité à Lyon pendant la Renaissance. Elle encourage donc ses contemporaines à sortir de l'érudition livresque à laquelle les femmes étaient restreintes, et à écrire et apprendre tout ce qui pouvait les emmener vers un accès au respect, à l'honneur et au pouvoir. Grâce à l’amour de son père fasciné par la beauté et l’intelligence de cette petite fille vive et enjouée, Louise reçoit une éducation exceptionnelle pour une » femme du peuple « . Bien que certains mots ne soient pas les mêmes, il s'y trouve tout de même une grande ressemblance dans le choix et la composition. Tout d’abord, l’héroïde se retrouve au milieu de l’aventure amoureuse, dans l’Élégie II, et, de part et d’autre, les adresses aux dames qui mettent en perspective cette deuxième élégie[20]. Le charme et le talent de la belle cordelière qui dirigeait ces rencontres provoquèrent alors des jalousies et des scandales dans la société lyonnaise. Cet art de la séduction permettrait alors au plus grand des plaisirs d’exister, soit le parler d’amour : « Brief, le plus grand plaisir qui soit après amour, c’est d’en parler[40] »[41]. Surnommée « La Belle Cordière », elle fait partie des poètes en activité à Lyon pendant la Renaissance. Grâce à l'amour de son père fasciné par la beauté et l'intelligence de cette petite fille vive et enjouée, elle reçoit une éducation exceptionnelle pour une " femme du peuple ". Les verbes conjugués au présent de l’infinitif, de leur côté, représentent le présent de l’attente amoureuse, le présent de la narration ainsi que le présent de la vérité générale. Elle pratiquait également la musique, l'escrime et la chasse. Poétesse française (Lyon v. 1524 – Parcieux-en-Dombes 1566). This gorgeous cardigan, with its large cabled borders, bears her name. Louise Labé (ou L'Abbé, l'Abé, Labbé qui sont les formes plus anciennes) est une poétesse lyonnaise (1524-1566) surnommée « La Belle Cordière ». Les sonnets comportent aussi des métaphores dont une au sonnet III : « A engendrer de moi maintes rivières, / Dont mes deux yeux sont sources et fontaines ! Je say que chacun le dit : mais, s’il est vray, j’en doute[46]. Dans les figures d'analogie, la personnification paraît notamment avec le luth de la poétesse, qu'elle qualifie dans le sonnet XII de « compagnon de [sa] calamité ». En 1543, elle épousa Enemmont Perrin, un riche cordelier qui lui permit de se consacrer entièrement à ses activités littéraires. Fille d'un riche marchand d'origine italienne, la jeune Louise bénéficia d'une éducation soignée, à la fois littéraire (elle savait le latin), musicale (elle composait en français et en italien et chantait en s'accompagnant du … 1526 (Lyon) 1566 (Parcieux en Dombes) Elle a étudié de la musique, le latin, l’italien et l’espagnol. Tout à un coup je ris et je larmoie, » ( Élégie I, vers 23-24). Elle écrit des poèmes à une époque où la production poétique est intense. Ce que l’écriture de Labé a de plus étrange, c’est qu’elle témoigne d’une conscience aiguë des conventions liées au sexe et, dans l’Épître surtout, d’une grande lucidité par rapport à la portée politique du langage[52]. Dans la genèse que raconte Apollon, ce dernier s’intéresse tout d’abord à la naissance d’Amour, qu’il décrit comme une solidarité bienveillante entre les humains, une « benivolence, qui les fait vouloir bien l’un à l’autre[38] »[39]. Les Élégies reprennent plusieurs éléments déjà annoncés dans l’Épître. Par exemple, le vers 7, « Di cibo et di calor gia tuo ricetto », est traduit « Où tu recouvres la nourriture et la chaleur » par Bernard Jourdan en 1953, puis « Déjà proie et séjour de ta flamme » par Karine Berriot en 1985 [25]. Louise Labé 1524 - 1566. Ses œuvres [modifier | modifier le wikicode]. Louise Labé tente d’élaborer une image plutôt revendicative de la féminité autant au niveau social qu’au niveau de l’amour par son écriture. Louise Labé tente de faire sortir les femmes de leur image traditionnelle afin de les représenter comme étant plutôt réalistes, n'ayant aucune peur de faire face aux douleurs de l’amour. Elle tirera son surnom, la belle cordelière, de son père aussi bien que de son futur époux, Ennemont Perrin, qui exercera la même activité. Le sonnet I, rédigé en vers hendécasyllabes, est en langue italienne et les vingt-trois autres, qui sont en décasyllabes, en langue française. En permettant à des belles d’aimer des laids, des nobles d’aimer des paysans, Folie serait la source d’une sorte d’injustice. Il s’agit d’une communion entre lecteur et auteur dans la valorisation de la femme par l’encouragement de l’écriture féminine, soit par le désir de parler à celles-ci. Surnommée la Belle Cordière car elle est fille et épouse de cordier, Louise Labé est une enfant vive et enjouée qui fascine son père. Louise Labé (ou Labbé) est née à Lyon vers l'année 1524. Her mother died when she was a child; her father had her educated in languages and music, and a brother may have taught her to ride and fence. Elle les avertie des difficultés en amour et leur défend de devenir « plus malheureuses » qu'elle. Selon François Lecercle, Professeur de littérature comparée, les Élégies forment un « schéma d’enchâssement » de canzonière. La lecture de ses œuvres confirme qu'elle a collaboré avec ses contemporains, notamment Olivier de Magny[7] et Jacques Peletier du Mans, autour de l'atelier de l'imprimeur Jean de Tournes[3]. Certains historiens de la littérature de la Renaissance mettent en doute son existence. Le père fit donner à sa fille la meilleure éducation possible : elle apprit le grec, le latin, l'espagnol et l'italien, ainsi que l'équitation et les exercices militaires. Celle-ci reprendra également le pseudonyme de son père et sera surnommée La Belle Cordière en raison du métier de son père, puis de son mari[3]. Ensuite, l’imparfait et le conditionnel sont utilisés afin de faire renvoyer le lecteur à une période ancienne pour démontrer la durée ainsi que la persistance de la passion de l’amour. Même si les trois parties ont une même fiction poétique, elles ont toutefois une différence au niveau de données temporelles. Ronsard cherche-t-il à dévaloriser Cassandre dans les sonnets 8 et 31 des Amours ? Elle aurait été la femme d'Ennemond Perrin, riche marchand de cordes[3], qui possédait plusieurs maisons à Lyon et aurait trouvé dans la fortune de son mari un moyen de satisfaire sa passion pour les lettres : dans un temps où les livres étaient rares et précieux, elle aurait eu une bibliothèque composée des meilleurs ouvrages grecs, latins, italiens, espagnols et français. 10 citations de Louise Labé - Ses plus belles pensées Citations de Louise Labé Sélection de 10 citations et phrases de Louise Labé - Découvrez un proverbe, une phrase, une parole, une pensée, une formule, un dicton ou une citation de Louise Labé issus de romans, d'extraits courts de livres, essais, discours ou entretiens de l'auteur. comme le nom de celui-ci : Labé. Dans la préface dans laquelle elle dédie « Débat de folie et d'amour » à son amie Clémence de Bourges, Labé souhaite un changement de comportement, maintenant que « les sévères lois des hommes n'empêchent plus les femmes de s'appliquer aux sciences et aux disciplines ». Louise Labé a parlé de l'amour mieux que personne. Celle-ci, perçue auparavant comme étant virile par les hommes, détient une image complètement différente. Elle lui attribue une personnalité et des émotions humaines compte tenu du fait qu'au vers 4 il soit écrit : « Tu as souvent avec moi lamenté ». Néanmoins, il ne contredit pas tout à fait Apollon puisqu’il finit par faire l’apologie du couple, l’unité la plus bénéfique pour toute société humaine[42]. », v. 9). De son côté, l’Élégie II, s’adressant à l’Ami « absent », se relie à la tradition ovidienne des Héroïdes[19]. Cette incitation peut aussi se traduire par une peur de la rencontre avec le public, que l’Épître énonce déjà : « Et pource que les femmes ne se montrent volontiers en publiq seules, je vous ay choisie pour me servir de guide[60]. Labé écrit d’ailleurs, au début de l’Épître : « Et si quelcune parvient en tel degré, que de pouvoir mettre ses concepcions par escrit, le faire songneusement et non dédaigner la gloire […][54] »[57]. La plus grande poétesse française est aussi la plus mystérieuse. Pour Apollon, cette harmonie naturelle de l’Amour réside dans les unions amoureuses de personnes de beauté, d’esprit et de rang égaux. Son père, Pierre Charly vers 1493 épousa d'abord Guillermette Decuchermois, veuve d'un cordier prospère artisan, Jacques Humbert dit Labé. Paris: Fayard, 2004. Parmi ceux qui fréquentèrent son salon, on retrouve Maurice Scève ainsi que des poètes qui seront plus tard membres du groupe de La Pléiade comme Jacques Peletier du Mans et Jean-Antoine de Baïf. En particulier, ses élégies paraissent influencées par les Héroïdes. Ces poèmes, d'une grande rigueur formelle, se distinguent des œuvres contemporaines par leur ardeur, leur spontanéité et la sincérité des sentiments exprimés, en même temps que par une philosophie de l'amour d'inspiration platonicienne. 2007. Selon Marie Madeleine Fontaine, le Débat de Folie et d’Amour met de l’avant une philosophie naturaliste qui prône la liberté de l’expression amoureuse dans les relations sociales. Pour assurer sa présence dans cette profession, il reprit pour lui-même le surnom du premier mari de sa femme et se fit appeler Pierre Labé[3]. Ce thème est bien représenté dans les Élégies I et III, dans lesquelles on encourage les dames à se faire entendre. En quelque sorte, Labé démontre les problèmes de l’écriture ainsi que celui du statut social de la femme [24]. Chacune de ces sections représentent une chronologie du vécu amoureux sous la forme de trois évènements principaux, ou bien trois étapes. Louise Labé adhérerait donc à ce principe d’amor heroicus, c’est-à-dire d’un amour auquel seuls les héros et les personnes d’importance peuvent goûter, ce qui n’est pas rare pour les personnes de son rang, desquelles les paysans et bergers sont éloignés[37]. Il se trouvent également des sonnets qui témoignent d'un conflit intérieur en ce qui concerne ses sentiments pour l'amant tel que le montre les deux quatrains du sonnet XI. Les vers suivants, « Toujours brûlai de sa fureur divine,/ Qui un seul jour mon cœur n'abandonna », témoignent d'un amour qui se poursuit à travers le temps et les peines. Il s'en trouve d'autres ailleurs comme dans le sonnet XII (« doux mal », v. 14) et le sonnet XIV (« noircir mon plus clair jour », v. 14). Elle ne serait qu'une invention de quelques poètes lyonnais, mais ce débat n'a été ouvert que récemment. Il y a une élévation de la beauté de l'amant par la description. Biographie. Laure, par exemple, le montre dans le sonnet XXIX du Canzoniere : « Vous me voyez déchiré de mille morts, et pourtant pas une larme n’est encore descendue de vos beaux yeux, mais bien le dédain et la colère[31] ». Enfin, un troisième thème utilisé par Louise Labé serait celui de l’écriture féminine. Ainsi Amour inconstamment me mène ; Louise Labe was born in the early 1520s to a prosperous rope-maker, a member of the Lyon bourgeoisie. Bien que les thèmes aient été maintes fois exploités, Louise Labé apporte une inflexion nouvelle au modèle pétrarquiste en adaptant le rôle de l’amant poète au féminin. Le sujet féminin dans les Sonnets de Louise Labé, en écrivant ce qu’elle ressent, donne une voix à la féminité. On ne connaît que très peu d'éléments de sa vie. « Le mythe de Méduse, prototype de la cruauté féminine, est souvent utilisé par les poètes pétrarquistes [...] depuis Pétrarque. Celle que l'on surnomme « La Belle Cordière » a-t-elle réellement existé ? De si beau port, si belle et si luisante, Lecture analytique louise labé. Daniel Martin, « Louise Labé est-elle une créature de papier? Elle se fait aussi des réflexions au sonnet XXI sur l'Autre sexe concernant ses attributs. Le titre de chaque sonnet est basé sur la numérotation romaine, de I jusqu'à XXIV. La poétesse des Sonnets se distingue de cette règle en tombant amoureuse de celui qui l’aurait séduite. Le Débat semble influencé en partie par la reconnaissance de la folie telle qu'elle apparaît dans l'Éloge de la Folie d'Érasme ; elle récrit à sa manière, comme beaucoup de ses contemporains, l'un des plus célèbres sonnets de Pétrarque, celui dont l'incipit est Solo e pensoso. Les champs sémantiques les plus récurrents sont celui de l'amour (désirs, passions), de la tristesse (pleurs, larmes, sanglots, soupirs), de la souffrance (mal, calamité, douleurs) et du danger (feu, flèches, mort).